Accidents de travail

La fréquence des accidents de travail a augmenté en 2014 pour les salariés du secteur médico-social

L’Assurance maladie vient de rendre publics les chiffres de la sinistralité en 2014. Globalement, cette année, plus d’un million de faits du type accidents du travail, de trajet et maladies professionnelles ont été déclarés et pris en charge. Plus de 750 000 ont entraîné un arrêt de travail ou une incapacité permanente, note-t-elle dans son dossier de presse. En termes d’évolution, tous secteurs confondus, le nombre d’accidents se stabilise.

Commission des comptes de la Sécurité Sociale : la CFE-CGC exprime son point de vueMais derrière ce constat général se trouvent des spécificités liées aux secteurs professionnels. Ainsi, l’Assurance maladie souligne que certaines activités de services comme l’aide et les soins aux personnes connaissent une hausse importante (6%) de leur indice de fréquence par rapport à 2013 (soit de leur nombre d’accidents du travail pour 1 000 salariés). Sont tout particulièrement concernés les secteurs de l’aide à domicile et de l’hébergement médico-social. Et d’ajouter que, dans leur ensemble, selon la codification des accidents du travail, les activités de services sont les seuls CTN* (pour comités techniques nationaux) dont la sinistralité augmente en 2014. Dans ce panorama des accidents, les troubles musculo-squelettiques restent aussi en tête. Ils se retrouvent à l’origine de la majorité des déclarations de maladies professionnelles (87%) quelle que soit l’activité du professionnel concerné.

Par ailleurs, l’Assurance maladie signale les importantes augmentations du nombre des salariés dans les secteurs des services. Dans son rapport de gestion 2014, elle relève que l’hébergement médico-social et social, l’action sociale sans hébergement et les activités liées à l’emploi représentent, à eux trois, plus de 30 000 salariés supplémentaires sur la période étudiée. Toutefois, l’Assurance maladie estime qu’il n’y a pas de lien entre l’augmentation du nombre de salariés et l’augmentation des accidents du travail. “Cette évolution semble bien être due à une augmentation de la sinistralité du secteur et non pas un effet lié à la variation du nombre de salariés”, écrit-elle.

Source : HOSPIMEDIA

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