Burn Out : suivez le Guide !

Burn out : la CFE-CGC vous guide

A l’occasion du salon Préventica, qui se tient du 20 au 22 juin 2017, porte de Versailles à Paris, la CFE-CGC sort la nouvelle version de son guide destiné à l’ensemble des salariés : « Comment identifier le burn-out ? Comment mieux le prévenir ».

> Téléchargez le Guide CFE-CGC 2017 sur le Burn Out (PDF)  <

Singulière maladie professionnelle (future) que ce Burn Out. Ce sont les professionnels les plus impliqués qui s’épuisent. Pour Martine Keryer, « 50% des salariés touchés par le Burn-out n’ont pas repris le travail après 1 an d’arrêt. Les séquelles cognitives sont majeures. » Est-il ‘logique‘ que les entreprises perdent leurs meilleurs éléments ? Est-il encore plus ‘logique’ que ces mêmes établissements, les pouvoirs publics ou les partenaires sociaux ne fassent pas grand chose pour lutter contre ces insupportables constats ? Pour Martine Keryer, « seule la CFE-CGC demande la création d’un tableau sur troubles psychiques du travail (stress post-traumatique, anxiété généralisée, dépression) ».

Le Burn Out en question : quelques éléments de repérage

Attention ! La porte d’entrée vers le syndrome d’épuisement professionnel (SEP) est sournoise. Tout part du plaisir au travail… Et tout s’enchaîne en cascade, souvent insidieusement : le sur-engagement (le surmenage), l’acharnement, la désillusion et l’effondrement (le ‘décrochage’).

Le SEP se traduit en effet par un épuisement physique, émotionnel et mental résultant d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes pour l’individu… D’autant que cette personne ne veut pas s’afficher en situation d’échec ou de faillite face à une exigence voulue, consentie ou imposée par la norme sociale, le statut, les relations de travail, les conditions d’exercice ou les règles de l’entreprise… Elle puise donc dans ses réserves.

Voilà comment tout un chacun peut arriver s’effondrer dans l’épuisement professionnel. Observons l’enchaînement : une diabolique preuve par 3. Au commencement, l’épuisement émotionnel (perte de confiance, isolement, perte de contrôle de ses émotions) ; puis le cynisme vis-à-vis du travail (prise de distance avec les collègues pour se protéger, frustration, froideur, etc.) et la diminution de l’accomplissement personnel au travail (dévalorisation, sentiment d’inefficacité). Au final, l’impasse… La personne a ‘brûlé’ toutes ses réserves et, un jour, au décours d’un événement, d’un bruit, d’une odeur, d’un mot : fin de mission !

Pour Martine Keryer, « l’origine de cet état, c’est le Travail et non des facteurs personnels ! « . Stop à la culpabilisation donc, qu’elle soit issue de la personne elle-même ou de son collectif de travail.

Le Burn Out est donc bien la phase terminale d’un processus qui découle de l’(hyper-)activité professionnelle du/de la salarié-ée qui ne déconnecte plus de son boulot… Fait qui le/la mettra, à terme, dans l’incapacité d’assumer ses responsabilités, parfois de manière définitive et irréversible… Une triste et paradoxale quadrature du cercle au final.

A l’heure où, depuis le 1er janvier 2017, il faut mettre le droit à la déconnexion sur la table des négociations en entreprise, parlons-en aussi du Burn Out et surtout des manières de le prévenir !

Mais Martine Keryer met aussi en garde : « Le droit à la déconnexion n’est pas suffisant car il est très facile de travailler sans être connecté ! « .

Des outils pour prévenir le burn-out

Grâce à ce guide pratico-pratique, la confédération met à disposition des salariés un outil permettant de déceler les symptômes annonciateurs du burn-out, de le prévenir ou encore de le réparer. De plus, la CFE-CGC a créé des formations spécifiques dédiées, à destination de ses adhérents. En tant que première organisation syndicale à avoir pointé du doigt les ravages de ces pathologies liées au travail, la CFE-CGC met en avant le rôle des Instances représentatives du personnel et de la médecine du travail pour ne plus subir le travail. Elle soutient également toutes les propositions de la mission parlementaire créée sur ce sujet.

La CFE-CGC, syndicat précurseur sur les RPS

La CFE-CGC milite depuis plusieurs années en faveur de la reconnaissance du burn-out (ou syndrome d’épuisement professionnel) comme maladie professionnelle. Les cadres font partie des salariés les plus touchés avec 19% des cadres et de l’encadrement qui cumulent une forte charge de travail avec un travail compulsif, selon notre dernière étude réalisée avec le cabinet Technologia.

En février dernier, un rapport parlementaire proposait, au travers de 27 propositions visant à densifier le dispositif public de lutter contre le Burn Out, de faciliter sa reconnaissance en maladie professionnelle, une demande portée depuis des années par la CFE-CGC.

On a malheureusement vu un parlement littéralement enterrer le sujet… Pas assez porteur en période préélectorale sans doute. Espérons que la nouvelle mandature parlementaire qui s’ouvre saura, elle, prendre toute la dimension de ses responsabilités et faire le nécessaire pour que cette reconnaissance soit enfin effective !

En Marche pour la reconnaissance du Burn Out en maladie professionnelle ! Et c’est… maintenant !

L’épuisement professionnel est maintenant défini par la Direction générale du travail. Martine Keryer rappelle que « le médecin du Travail a un droit d’alerte collectif à partir de deux salariés touchés.« . Il ne faut surtout pas négliger ce point et ne pas hésiter à agir !

Pour la CFE-CGC Santé Social, il faut être présent sur tous les aspects de la prévention du Burn Out.  Dans la prévention tertiaire : repérer les salariés en pré Burn Out et agir à temps en tant que représentant-te syndical-ale pour éviter l’aggravation de la situation personnelle. En prévention secondaire, c’est former et informer les RH, les CHSCT, les membres de l’encadrement, les salariés sur ce qu’est le Burn Out. Le guide CFE-CGC est un support d’accroche très utile pour cela. Il faut passer outre les tabous aussi… En prévention primaire enfin, c’est un travail de terrain pour les représentants du personnels avec les DRH, les encadrants : il faut évaluer la charge mentale des cadres, veiller à l’équilibre travail/privé. C’est à construire ensemble.

La branche Santé de la CFE-CGC est toujours là !

La fédération CFE-CGC Santé Social est très attachée, notamment sous l’impulsion de Martine Keryer, médecin du travail, à cette reconnaissance du syndrome d’épuisement professionnel. Le secteur Santé Social français – et plus largement le champ de l’économie sociale et solidaire – est très impacté par ce fléau du Burn Out… Les professionnels de santé, enfermés dans les injonctions contradictoires de devoir faire toujours plus avec toujours moins au service des valeurs humanistes qu’ils portent au travers de leurs missions ‘santé’, sont terriblement touchés par l’épuisement professionnel… Et ceci souvent dans l’indifférence générale…

Les professionnels de santé sont-ils condamnés à s’adapter au risque de se ‘consumer’ à la tâche pour répondre aux très fortes attentes de tous les acteurs et usagers de notre soi-disant ‘meilleur service de santé’ au monde ?

La réponse la fédération Santé Social  de la CFE-CGC est définitivement NON !

Alors, OUI ! N’hésitez pas à consulter le guide CFE-CGC

OUI ! N’hésitez pas à en parler à votre entourage, à votre médecin de famille. Sortez de votre isolement !

OUI ! Demandez un rendez-vous à votre médecin du travail !

OUI ! Parlez-en à votre délégué-ée syndical-e
dans votre établissement, dans votre groupe. Il/elle vous écoutera et vous guidera au mieux pour activer toutes les aides possibles, notamment un fort levier d’action : celui du CHSCT !

OUI ! Allez parler de tout cela en milieu neutre : une permanence de votre union départementale ou régionale CFE-CGC

OUI ! Adhérez à la CFE-CGC Santé Social
et bénéficiez de notre assistance fédérale

OUI, le Burn Out peut se réparer !

OUI ! Nous sommes là pour vous aider !

Quand on est épuisé(e), fatigué(e), avant tout : maintenir le lien.

Denis JAUDOIN
conseiller technique CFE-CGC Santé Social

Contacts

Fédération Santé Social CFE-CGC (assistance, écoute, orientation, adhésion)
39 , rue Victor Massé 75009 Paris – Tél. : +33 148 78 49 49
federation@cfecgc-santesocial.fr
http://cfecgc-santesocial.fr/

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Martine Keryer
Secrétaire nationale Santé au travail et Handicap
martine.keryer@cfecgc.fr
Tél. : +33 155 30 12 26

Christophe Roth
Délégué national Santé au travail et Handicap
christophe.roth@cfecgc.fr
Tél. : +33 155 30 69 38

> Téléchargez le Guide CFE-CGC 2017 sur le Burn Out (PDF)  <

Informations complémentaires

La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier des recommandations pour aider les professionnels de santé à faire le bon diagnostic, au delà des débats, et de proposer une prise en charge médicale personnalisée…

En savoir + > Communiqué de presse de la HAS « Burn-out : au-delà des débats, faire le bon diagnostic et proposer une prise en charge personnalisée » – Mai 2017

« Sujet à débat et à controverse, le « syndrome d’épuisement professionnel » peut avoir des conséquences graves sur la vie des personnes et nécessite une prise en charge médicale. Syndrome complexe et aux manifestations diverses, il est mal connu, difficile à repérer, parfois diagnostiqué à tort ou confondu avec d’autres troubles psychiques. La HAS publie aujourd’hui des recommandations pour aider les médecins traitants et médecins du travail à diagnostiquer le burn-out, le prendre en charge de façon adaptée et accompagner le retour au travail. »

Vous trouverez également en bas de page de l’article de la HAS un lien pour consulter les six catégories de facteurs de risques psychosociaux identifiées dans le rapport Gollac …/…

En savoir encore + > Recommandations de la HAS « Repérage et prise en charge cliniques du syndrome d’épuisement professionnel ou burnout » – Mars 2017 (Fiche Mémo et Rapport d’élaboration téléchargeables)

« Les objectifs de cette fiche mémo sont de définir le syndrome d’épuisement professionnel ou burnout, d’améliorer son repérage et sa prise en charge, ainsi que l’accompagnement des patients lors de leur retour au travail. Ces recommandations se limitent au volet clinique du thème : l’action sur le milieu et l’organisation du travail est exclue du champ de ces recommandations. » …/…

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