Brexit : Le choc ! – Plaidoyer pour avoir enfin une véritable Europe sociale ?

Brexit : C’est une douche froide pour tous ceux qui considèrent que l’Union européenne doit être celle de la construction pour la paix et pour une Europe économique et surtout sociale.

Si l’état des lieux est loin d’être terminé sur les motifs du vote des électeurs, la CFE-CGC, qui aussi est membre fondateur de la Confédération Européenne des Cadres, a la certitude que le NON a été motivé par la conséquence des mesures décidées par les gouvernements britanniques eux-mêmes et non par l’Europe.

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A qui la faute ? Aux politiques britanniques qui ont favorisé la précarité du pays, à coup de mesures ultralibérales, de propos démagogiques sur les prétendus gains d’une non-Europe pour le Royaume-Uni.

En imposant des écarts de plus en plus forts entre les plus fortes rémunérations, la prolifération des bas salaires, le chômage, la précarité d’une plus en plus grande partie de la population, y compris les classes moyennes, l’accès aux soins de plus en plus difficile, les contrats zéro heure, et le rejet de la politique migratoire britannique expliquent le vote du 23 juin 2016.

Force est de constater que l’Europe n’a pas développé un modèle social suffisamment protecteur au Royaume-Uni et ailleurs.

Pour la CFE-CGC, l’Union européenne doit profiter de cette situation pour progresser vers une véritable Europe sociale, avec la mise en place d’un socle de salaire minimum, d’accès à une couverture de santé, d’assurance chômage évoluée, de droit à pension de retraite ; d’un serpent fiscal, et de règles clarifiées des bases d’imposition des entreprises, pour lutter contre le dumping fiscal intra-européen.

Peut-on enfin se prendre à rêver qu’une des conséquences positives sera la fin de « l’Europe à la carte », de cette politique du « pick-and-choose (pratique de la sélection à la carte des mesures contraignantes…) » et de « l’opt-out pratique de la possibilité de ne pas se sentir impliqué par une mesure contraignante.) » systématique qui ont contraint les institutions européennes de gérer l’opposition récurrente des négociateurs britanniques aux mesures les plus sociales ?

Malgré les nombreuses incertitudes qui planent aujourd’hui sur notre avenir commun, la CFE-CGC reste persuadée qu’il faudra tirer le meilleur parti, même de cette page triste de l’histoire européenne en apprenant de nos erreurs pour construire une Union plus forte et solidaire.

Source : CFE-CGC

 

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