Et si le gouvernement revenait sur ses mesures restreignant le rôle des médecins du travail…

Médecine du travail : le crash de l’Airbus met en évidence l’erreur annoncée du gouvernement français.

La LUFTHANSA, pointée du doigt par l’Agence Européenne de sécurité aérienne, vient de reconnaître que la surveillance médicale de son personnel était insuffisante et ne lui permettait donc pas d’établir un lien de confiance avec les médecins.

C’est le moment que choisit le gouvernement pour sortir d’ici quelques jours le résultat d’une mission confiée conjointement par les 2 ministres de la santé et du travail à des ardents détracteurs de l’aptitude (sic les écrits du Dr Fantoni et le rapport de Mr Gosselin).

La catastrophe aérienne récente montre l’erreur profonde du gouvernement de vouloir décapiter la médecine du travail française en supprimant la visite d’embauche, la fiche d’aptitude et le suivi médical régulier. Ces dispositions qui existent dans notre pays auraient du repérer l’état du pilote et trouver une solution, mais le système allemand de surveillance et d’accompagnement médical est moins resserré qu’en France.
Le gouvernement a essayé de faire passer à 2 reprises des dispositions restreignant le rôle des médecins du travail (loi Macron et la loi santé) et maintenant il tente de les réintroduire avec une prétendue commission composée d’experts qui ne connaissent le sujet que de loin et dont les conclusions ne peuvent être objectives, elles sont connues dès le départ !

Il faudrait avant tout faire des économies. Cependant les mesures préconisées auront l’effet inverse et risquent de coûter très cher comme le démontrent les premières indemnisations proposées par la compagnie aérienne sans parler de l’impact humain !

Passenger airplane

Il faut mettre fin aux idées simplistes susurrées aux oreilles gouvernementales par un lobbying patronal actuel et qui n’ont aucun autre objectif que de vouloir faire disparaître la prévention et la protection des salariés. A défaut la santé des salariés deviendrait une variable d’ajustement et les salariés des consommables.

La CFE-CGC exige que l’on maintienne les dispositions actuelles qui permettent aux médecins du travail de protéger les salariés et leur collectivité de travail grâce à la fiche d’aptitude, à la visite d’embauche et au suivi médical régulier ainsi qu’à l’examen concomitant des conditions de travail.

C’est un équilibre qu’il faut respecter sous peine d’inefficacité !

Cela ne sera possible que si le gouvernement donne des consignes à ses universitaires d’assurer leur mission «former autant de médecins du travail qu’il est nécessaire».

 

Source : CFE-CGC

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