Udes et syndicats formalisent leur engagement pour l’égalité professionnelle homme-femme dans l’ESS

Les acteurs de l’ESS ont engagé un pas de plus pour l’égalité PROFESSIONNELLE homme-femme.

Le 28 avril dernier, l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) et les représentants des confédérations syndicales de salariés que sont la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT et la CGT-FO ont signé un accord sur l’égalité professionnelle dans l’ESS. Composé de douze mesures, le texte poursuit la démarche engagée en 2011 et profile la conclusion d’un accord sur la question dans l’ensemble des quatorze branches professionnelles* concernées sous deux ans.

Que prévoit donc cet accord que celui sur l’égalité et la prévention des discriminations dans l’ESS, acté il y a cinq ans, ne saurait couvrir ?

égalité professionnelle homme-femmeGlobalement, et sur la base d’un état des lieux préalable construit sur la remontée de données chiffrées et sexuées prévues dans le cadre de l’accord, la démarche devrait permettre de négocier la mise en œuvre d’actions correctrices en cas d' »éventuelles situations d’inégalités, de non-mixité ou de discrimination directe ou indirecte au sein de la branche professionnelle« . Celles-ci devraient ainsi jouer sur : l’attractivité et la mixité des métiers, l’amélioration et l’objectivation des procédures de recrutement, la formation et le promotion professionnelles, le respect de l’égalité salariale, l’amélioration des conditions de travail des salariés et notamment des salariées enceintes, l’amélioration de la prise en compte de la parentalité et des solidarités familiales, l’articulation et la conciliation des temps de vie, la prévention du harcèlement et des violences sexistes ou sexuelles au travail, l’appréhension des obligations et outils RH tels que modifiés par la loi relative au dialogue sociale et à l’emploi d’août 2015, la mixité dans la gouvernance et le dialogue social de l’entreprise, la communication sur les accords politiques relatifs à l’égalité professionnelle et la remontée d’information évoquée supra.

La mise en place de l’accord fera l’objet d’un suivi pour mesurer le nombre et le contenu des accords de branche signés ou amendés mais également pour jauger l’évolution de la proportion femme-homme dans la profession et sur les différents postes. À noter que les branches déjà couvertes par un accord relatif à l’égalité professionnelle devront se mettre en conformité avec les dispositions contenues dans le présent accord.

Les femmes dans l’ESS, moins mal loties ?

Les inégalités de genre ne font pas exception dans l’économie sociale et solidaire. Caractérisé par une forte féminisation de son activité salariée (67% contre 48% au global) — et tout particulièrement dans le secteur de l’aide à domicile, composé à 95% de recrues féminines —, le secteur présente des indicateurs confortants. Ainsi, l’écart salarial s’avère moins important que sur le reste du secteur privé (8% contre 13%) et la proportion de femmes cadres est également plus importante. 53% disposent de ce statut, contre seulement 32% sur le secteur privé hors ESS.

Source : HOSPIMEDIA

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