Sondage : Perception du statut de l’encadrement en France

Le statut de l’encadrement, meilleur espoir d’ascension sociale pour 83% des cadres français.

A la veille de la reprise des négociations sur les régimes de retraites Agirc-Arrco, la CFE-CGC réaffirme sa volonté de définir un véritable statut de l‘encadrement en France, elle le réclame depuis 4 ans dans le cadre de la négociation annuelle de l’agenda social mais cette négociation est jusqu’à présent refusée par le patronat.

La CFE-CGC est la seule organisation qui se bat depuis des mois pour l’ascenseur social et la reconnaissance des cadres et de tous ceux qui aspirent à le devenir.

La CFE-CGC, premier syndicat français des cadres et de l’encadrement, a confié à OpinionWay la réalisation d’un sondage* sur la perception du statut de l’encadrement en France. L’enquête souligne un très fort attachement des cadres à leur statut qui représente un espoir d’ascension sociale pour les salariés. De plus, à la veille de la reprise des négociations sur les régimes de retraites Agirc-Arrco le 16 octobre prochain, les cadres se montrent particulièrement inquiets sur l’évolution du système de retraite complémentaire.

cadre

  • 83% estiment que le statut cadre représente un espoir d’ascension sociale pour les salariés
  • 61% des cadres pensent que le régime de retraite complémentaire spécifique aux cadres est un élément constitutif de l’identité de cadre
  • Pour 75%, la remise en cause du régime de retraite complémentaire des cadres amorce un « détricotage » du statut cadre
  • 79% des cadres se disent inquiets concernant l’évolution du système de retraite complémentaire des cadres
  • 84% des cadres déclarent que le statut cadre est important à leurs yeux

Défendre la promotion sociale par le travail pour tous les cadres et futurs cadres

Le statut cadre représente un espoir d’ascension sociale pour les salariés pour 83% des cadres. Ce très fort attachement démontre combien il est aujourd’hui impératif de définir légalement un statut qui sera garant des possibilités d’évolution au sein de l’entreprise. La CFE-CGC a ainsi demandé depuis 4 ans maintenant l’ouverture d’une discussion en ce sens, indispensable à la sauvegarde du pouvoir d’achat des cadres et de leurs familles. Une nécessité d’autant plus importante pour les jeunes, futurs actifs sur le marché du travail, dont les espoirs de promotion sociale sont souvent associés à l’image du cadre.

Le statut cadre, garant de la performance économique et sociale

84% des cadres déclarent ainsi que le statut cadre est important à leurs yeux, notamment car ils représentent une expertise spécifique, créatrice de richesse pour l’entreprise. Ils sont donc très inquiets concernant l’évolution de leur système de retraite. Dans cette optique, pour eux, remettre en cause le régime de retraite complémentaire Agirc, c’est commencer à détricoter ce statut cadre auquel ils sont tant attachés. La fusion des régimes risque de provoquer un véritable « Tsunami Social ». Pour la CFE-CGC le statut de l’encadrement n’est pas un statut cadre au rabais, mais un vrai statut qui permet de reconnaître l’expertise et le management.

CAROLE COUVERTCarole Couvert, Présidente de la CFE-CGC, a déclaré : « Les cadres sont les garants de notre performance économique, qui ne peut s’envisager sans performance sociale. La CFE-CGC est très attachée à la valeur travail et à sa reconnaissance. Il est donc essentiel pour la CFE-CGC de définir un statut afin de pérenniser l’ascenseur social français, pour les cadres et pour tous ceux qui aspirent à le devenir. » Depuis février, la CFE-CGC porte ces propositions, il semble aujourd’hui évident que plusieurs organisations la rejoignent dans sa démarche. L’objectif de la CFE-CGC est de redonner du sens et des perspectives à l’ensemble des salariés dans une logique d’équité suivant son niveau d’implication et de responsabilité. La mise en place de cette négociation sur le statut est le préalable à toute convergence des régimes de retraites complémentaires AGIRC et ARRCO. Enfin pour qu’un accord se dégage, il est indispensable pour la CFE-CGC que les efforts soient partagés entre entreprises, salariés et retraités.

Pour Carole COUVERT : le 16 octobre prochain est un rendez-vous important pour le paritarisme, la CFE-CGC attend les employeurs sur la recherche d’un compromis intelligent et acceptable, pas de nouvelle provocation mais la démonstration d’un dialogue social efficace au service de l’intérêt général et non du business de certains.

*Enquête OpinionWay réalisée en ligne du 29 septembre au 5 octobre 2015 auprès d’un échantillon de 1 000 individus représentatifs de l’ensemble des cadres du privé et du public.

Retrouvez l’intégralité du sondage

 

Source : CFE-CGC

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