Mobilisation salariés de l’AP-HP

Nous étions 8000 à manifester les 28 et 21 mai, tandis que des milliers d’autres étaient assignés pour assurer la continuité des soins. Les prochaines mobilisations sont programmées les 2 et 11 juin.

Comme le 21 mai, 8000 agents de l’AP-HP ont manifesté le 28 mai devant le Siège de l’AP-HP. Mais les manifestants ont cette fois poussé de la voix jusque sous les fenêtres de Marisol Touraine.

Manif AP-HP du 28 mai

Plusieurs établissement ont également manifestés entre leur hôpital et le siège de l’AP-HP, comme le CHU SAINT LOUIS, dont 600 manifestants sont venus à pied (ils étaient 400 le jeudi précédent) depuis le Xème arrondissement, et ont fait la jonction en cours de trajet avec la manifestation partie du CHU Robert Debré.

Malgré les retenues sur salaire, les menaces et les entraves au droit de grève, la mobilisation ne faiblit pas à l’Assistance publique-hôpitaux de Paris à l’appel unitaire de l’intersyndicale CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, Sud et Unsa.

8000 manifestants se sont retrouvés à 11h sous les fenêtres du directeur général, Martin Hirsch, pour exiger de lui un retrait « immédiat ni négociable ni amendable » de son projet de refonte des organisations du temps de travail. Selon la direction 6078 autres agents étaient assignés pour assurer le service minimum. Le DG a reçu une délégation composée de 4 représentants de chaque syndicat, mais il campe sur ses positions, et refuse de retirer son texte, auquel s’ajoute le second document du 26 mai. Il devrait même en adresser un troisième ces jours ci.

De même, le DG a refusé de sanctuariser les droits sociaux des années 70, comme les jours médailles, et les Jours de Préparation Pédagogique des cadres formateurs. Ce qui est donc lourd de menaces.

La manifestation a donc franchi la Seine pour rejoindre avenue Duquesne le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, afin de demander l’arbitrage de la ministre Marisol Touraine.

A l’arrivée de la manifestation à 15h30, une délégation de 2 membres par syndicat a été reçue par la Conseillère Santé de la Ministre, et la Sous Directrice de la DGOS. La ministre joue les « Ponce Pilate », alors qu’avec son obstination le DG bloque le dialogue social.

Les prochaines journées d’action sont

  • le mardi 2 juin (et non le 4, justement pour toucher l’équipe du lundi/mardi et pas uniquement celle du jeudi/vendredi) avec des actions locales ciblées sur des élus politiques (« 38 sites, 38 cibles ») en partant en manifestation d’un hôpital vers une mairie ou une permanence de député.
  • le jeudi 11 juin, avec une énorme manifestation vers l’Elysée, afin que le Président de la République tranche.

 

Source SNPI CFE-CGC

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