Ministre des solidarités et de la santé : Agnès Buzyn

Agnès Buzyn devient ministre des Solidarités et de la Santé du premier Gouvernement Édouard Philippe

Au surlendemain de la nomination du Premier ministre Édouard Philippe , la composition du Gouvernement a été dévoilée ce 17 mai, par le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a nommé sur proposition d’Édouard Philippe vingt-deux membres de l’exécutif. Côté santé, la surprise est grande, puisque loin des noms qui circulaient depuis deux jours, c’est finalement Agnès Buzyn qui hérite du ministère des Solidarités et de la Santé.

Agnès Buzyn était jusqu’alors présidente du collège de la Haute Autorité de santé (HAS). Nommée en mars 2016, elle a été reconduite à cette fonction début 2017, sur proposition du président de la République sortant, François Hollande.

Présidente de l’Institut national du cancer (Inca) entre mai 2011 et mars 2016, Agnès Buzyn a succédé à la tête de l’administration à Dominique Maraninchi, parti pour l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) frappée par l’affaire Mediator.

Médecin de formation et professeur d’hématologie depuis 2004 à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris 6), elle exerçait en parallèle une activité de consultation d’hématologie à l’hôpital Saint-Antoine (Assistance publique-hôpitaux de Paris, AP-HP).

Ancienne interne des hôpitaux de Paris, elle a mené la majeure partie de son parcours à l’université Paris-Descartes et à l’hôpital Necker (AP-HP) où elle a été responsable de l’unité de soins intensifs d’hématologie adulte et de greffe de moelle de 1992 à 2011.

Présidente du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) entre 2008 et 2011, Agnès Buzyn a également été nommée en 2009 membre du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et membre du conseil d’administration de l’Inca. En octobre 2010, elle a été élue vice-présidente de l’Inca.

Un secrétariat d’État est également dédié aux personnes handicapées et c’est Sophie Cluzel qui en prend la tête. Elle était jusqu’à présent, et depuis février 2011, présidente de la Fédération nationale des associations au service des élèves en situation de handicap (Fnaseph). Elle occupait d’autres fonctions en parallèle, celle d’administrateur au sein de l’Unapei depuis mars 2010, de directrice générale du collectif Service d’accompagnement et d’information pour la scolarisation des élèves handicapés (Sais 92) et de vice-présidente de l’association Grandir à l’école, qu’elle a également fondée.

Frédérique Vidal a quant à elle été nommée ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Présidente de l’université Nice-Sophia-Antipolis, depuis mai 2012, elle a été recrutée par l’établissement en 1995 comme maître de conférences. Elle est depuis 2004 professeur des universités en sciences de la vie et a occupé, de 2005 à 2008 la direction du département des sciences de la vie de l’université. Directrice adjointe de la faculté des sciences de 2007 à 2009, elle en a été élue directrice en 2009. Par ailleurs membre extérieur du conseil scientifique régional de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de 1999 à 2003, Frédérique Vidal a également été coresponsable du projet européen Tempus sur la mise en place du système licence-master-doctorat (LMD) dans les Balkans de 2006 à 2009.

Le ministère du Travail est occupé par Muriel Pénicaud, directrice de l’agence Business France et ambassadrice déléguée aux investissements internationaux. Quant à Gérald Darmanin, maire de Tourcoing (Nord), il est nommé ministre de l’Action et des Comptes publics. Une fonction qui regroupe les attributions à la fois du budget, des comptes publics, de la Sécurité sociale, de la Fonction publique et de la réforme de l’État, a précisé le nouveau Gouvernement dans un communiqué. À noter également, la création d’un secrétariat d’État du Numérique, avec à sa tête, l’entrepreneur Mounir Mahjoubi, ancien président du Conseil national du numérique (CNum), qui avait quitté son poste en janvier 2017 pour rejoindre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron.

Dix-huit ministres et quatre secrétaires d’État
Ont été nommés au Gouvernement ce 17 mai :
ministre d’État, ministre de l’Intérieur : Gérard Collomb ;
ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire : Nicolas Hulot ;
ministre d’État, garde des Sceaux et ministre de la Justice : François Bayrou ;
ministre des Armées : Sylvie Goulard ;
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères : Jean-Yves Le Drian ;
ministre de la Cohésion des territoires : Richard Ferrand ;

ministre des Solidarités et de la Santé : Agnès Buzyn ;
ministre de la Culture : Françoise Nyssen ;
ministre de l’Économie : Bruno Le Maire ;
ministre du Travail : Muriel Pénicaud ;
ministre de l’Éducation nationale : Jean-Michel Blanquer ;
ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation : Jacques Mézard ;
ministre de l’Action et des Comptes publics : Gérald Darmanin ;
ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : Frédérique Vidal ;
ministre de l’Outre-mer : Annick Girardin ;
ministre des Sports : Laura Flessel ;
ministre de la transition écologique en charge des transports, auprès du ministre d’État : Élisabeth Borne ;
ministre en charge des Affaires européennes, auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères : Marielle de Sarnez ;

Sont également nommés secrétaires d’État auprès du Premier ministre :
secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du Gouvernement : Christophe Castaner ;
secrétaire d’État en charge de l’Égalité des femmes et des hommes : Marlène Schiappa ;
secrétaire d’État en charge des Personnes handicapées : Sophie Cluzel ;
secrétaire d’État chargé du numérique : Mounir Mahjoubi.

Source : HOSPIMEDIA

 

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