Ramsay Générale de Santé lance une OPA sur Capio pour créer un “leader européen”

La position de la CFE-CGC Santé – Social

La CFE-CGC Santé-Social conteste l’affirmation faite qu’il n’y aurait aucunes conséquences sur les emplois. Nous vous expliquons pourquoi.

Le Président Directeur Général, Pascal Roché, a la volonté de se concentrer sur le cœur de métier de l’hospitalisation privée c’est-à-dire le soin. Par conséquent, lorsqu’il fait cette affirmation, il n’inclut pas les fonctions supports et pour cause :

  • Le ménage, la restauration, le biomédical sont externalisés chez Ramsay Général de Santé (RGDS).
  • RGDS a lancé un projet de regroupement en plate-forme sur un site unique à Cergy-Pontoise des fonctions paie, comptabilité, Ressources Humaines (RH), formation voire du contrôle de gestion. L’épilogue aura lieu en juin 2020. Sur le périmètre RGDS, ce projet va entraîner une suppression de 110 emplois.
  • Pour les achats médicaux, nous sommes passés de 300 000 références à 80 000. RGDS, par l’intermédiaire de sa société PASS (Performance au Service de la Santé), et de sa centrale d’achat basée à Singapour, négocie également des contrats d’entretien,  et des contrats de formations.
  • Les services informatiques, ainsi que le programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) sont également passés en GIE.

Par conséquent, ce rapprochement aura une incidence sur les agents de service hospitalier (ASH), les employés de la restauration, les ingénieurs biomédicaux, la comptabilité, la facturation, les Ressources Humaines, la formation, la paye, le PMSI (programme de médicalisation des systèmes d’information), les informaticiens, les achats.

 

Deuxièmement, si  les salariés du groupe Capio suivent la même trajectoire, ce rapprochement aura pour eux les mêmes conséquences :

  • Diminution des Équivalent Temps Plein (ETP) avec le virage ambulatoire (-3,7%),  diminution des CDI (2500 sorties annuelles contre 2300 entrées) , précarisation des emplois (augmentation des CDD et recrutements intérimaires)
  • Dégradation des conditions de travail liée aux mesures visant à la rationalisation, et à la productivité accrue confortée par la hausse des volumes d’activités.
  • Dénonciation des accords en vigueur lorsqu’ils sont jugés trop favorables (ex. clinique Rech) ; avec pour objectif d’augmenter la profitabilité.
  • Baisse constante de la participation, et de l’intéressement liée à l’augmentation de loyers, la hausse des frais de siège, le fait que les établissements ne bénéficient pas des rétrocessions des marges négociées auprès des fournisseurs par la société PASS (Performance au Service de la Santé) .

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