Retraites Complémentaires : le Medef se lâche !

Le MEDEF orchestre la disparition de l’AGIRC, au prétexte de la création d’un régime unifié de retraite complémentaire. En clair cela signifie la mort du statut cadre et une perte de pension significative pour les retraités cadres ce que la CFE-CGC refuse.

La CFE-CGC est à l’origine de la création de l’AGIRC. La CFE-CGC dénonce cette volonté permanente depuis plusieurs mois du MEDEF de vouloir tirer les salariés de l’encadrement vers le bas. La CFE-CGC rejette un projet du MEDEF qui cumule sans retenue des dispositions radicales pour les retraités d’aujourd’hui et de demain et se refuse à demander la moindre contribution aux entreprises.

STOPAu delà de cette disparation, le projet des organisations patronales cumule sans retenue un ensemble de dispositions radicales pour les retraités d’aujourd’hui et de demain et se refuse à demander la moindre contribution aux entreprises.

Les mesures du MEDEF que nous refusons :

  • Gel des pensions jusqu’en 2018, portant la durée de celui-ci à 5 années consécutives, après les 2 années de gel 2014 et 2015.
  • Abattement «temporaire» sur le montant des pensions, à compter de 2017, pouvant aller jusqu’à 40%. Cette mesure aurait pour conséquence de reporter à 67 ans l’âge auquel les retraités pourraient percevoir la totalité de leur retraite complémentaire.
  • Réduction de la pension de réversion au conjoint survivant, qui ne pourrait être maintenue à son niveau actuel que si le retraité accepte une minoration permanente de sa propre pension.

La recherche d’une répartition équilibrée des efforts entre les entreprises et les salariés n’est pas la préoccupation première des organisations patronales. Dans leur projet, le fardeau est tout entier déposé sur les épaules des retraités et des futurs retraités.

Dans la négociation qui va se dérouler jusqu’au mois de juin, la CFE-CGC assumera une position très claire et refuse toute fusion de l’AGIRC et de l’ARRCO.

Pour la CFE-CGC un accord ne pourra être conclu qu’à la double condition :

  • que celui-ci pérennise à la fois le régime des cadres et celui qui concerne tous les salariés.
  • que les efforts soient partagés de manière équitable entre toutes les parties concernées : entreprises et salariés d’une part, mais aussi toutes les catégories de salariés d’autre part, et les retraités par rapport aux jeunes.

Serge LAVAGNA
Secrétaire National CFE-CGC du secteur Protection Sociale

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