Les sages-femmes doivent être entendues

Après les mobilisations du début de l’année, un appel national à la grève a été lancé par plusieurs syndicats de sages-femmes du 24 au 26 septembre 2021.

Une profession sous tension et mal reconnue

La Fédération CFE-CGC Santé Social soutient le mouvement d’une profession sous tension, aux missions larges et à la reconnaissance insuffisante.

  • Etre sage-femme c’est exercer une profession médicale. Elles suivent une formation universitaire de 5 ans très dense, dont la première année est commune avec les futurs médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens. Elles suivent un volume horaire d’étude identique à celui des futurs chirurgiens-dentistes dont le cursus est pourtant réparti sur 6 ans.
  • Les sage-femme peuvent prescrire des médicaments, des dispositifs médicaux, des vaccins, dans la limite de leur champ d’exercice. Elles peuvent diagnostiquer et suivre les grossesses physiologiques, pratiquer l’entretien individuel prénatal et la préparation à la naissance et à la parentalité, pratiquer les accouchements et dispenser les soins nécessaires après l’accouchement aussi bien pour la mère que pour l’enfant. Elles peuvent vacciner la mère ainsi que l’entourage du nouveau-né.
  • Les sages-femmes doivent obligatoirement s’inscrire auprès de leur conseil de l’ordre et être jour de leur cotisation pour obtenir  le droit d’exercer. Elles sont considérées comme professionnelles médicales, autonomes dans leur activité et responsables de leurs actes en cas de litige devant les tribunaux.

Le champ de compétence des sages-femmes s’est étendu au fil des années pour répondre au développement des déserts médicaux : suivi gynécologique, contraception, dépistage des infections sexuellement transmissibles et prescription des traitements adaptés. Elles peuvent également :

  • Participer également à des activités d’assistance médicale à la procréation.
  • Pratiquer des interruptions de grossesse médicamenteuses.
  • Prescrire des substituts nicotiniques à la femme enceinte et accouchée, tout comme à son entourage proche pour protéger le nouveau-né du tabagisme passif.

Des conditions de travail dégradées

Pourtant les conditions de travail se sont dégradées au fil des années avec la restructuration des hôpitaux, les fermetures de lits et des maternités de proximité, plaçant de plus en plus de femmes à plus de 45 min d’une maternité, créant une intolérable inégalité territoriale d’accès aux soins pour des femmes qui sont aussi des citoyennes.

Pourtant les salaires d’entrée primes comprises (dimanche  férié et nuit) ne dépassent pas 1650 euro.

Pourtant dans le Ségur de la santé, elles ont été assimilées aux professions paramédicales.

La CFE-CGC Santé-Social mobilisée

La Fédération CFE-CGC Santé Social, en accord avec les revendications des organisations professionnelles des sages-femmes, demande :

  • L’amélioration des conditions de travail par, notamment, l’augmentation des effectifs dans les maternités  
  • Des rémunérations à la hauteur des responsabilités assurées, dès le début de carrière.

Pour soutenir ces revendications, la Fédération CFE-CGC Santé Social appelle à rejoindre les prochaines manifestations.

Le 7 octobre un préavis de grève sera déposé au niveau national pour tous les établissements publics et privés. La CFE-CGC appelle toutes les sages-femmes à se déclarer grévistes et, pour celles qui en ont la possibilité, à rejoindre manifestation nationale est prévue ce même jour à Paris.

Xavier DEHARO
Président de la CFE-CGC Santé-Social
06 79 75 55 53

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