Revalorisation pour tous les salariés du Secteur de la Santé

Dans le cadre d’une intersyndicale FO/CFE-CGC, la Fédération CFE-CGC Santé-Social a été reçue le 29 septembre 2021 par le Conseiller de Mme Brigitte BOURGUIGNON  Ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de l’Autonomie. Au programme de cette rencontre, l’extension de la mesure salariale du Ségur de la Santé pour tous les salariés du secteur de la santé.

Engagement et incompréhension des professionnels

Nous avons tout d’abord fait part de l’engagement des professionnels du soin et de l’accompagnement du secteur Privé Non Lucratif (PNL) qui se sont mobilisés, en première ligne, lors de la crise sanitaire.

Engagement mais aussi incompréhension des professionnels du secteur social et du médico-social qui œuvrent dans le secteur de l’accompagnement des situations de handicap, du grand âge, de la protection de l’enfance, de la lutte contre l’exclusion et dans la protection juridique des majeurs. Ils constatent une iniquité de traitement, une inégalité dans les revalorisations salariales suite au Ségur de la Santé. Ils constatent les effets négatifs de ce traitement sur leurs métiers, et sur leurs structures : fuite des compétences, dégradation du climat social, difficultés de recrutement, baisse des taux d’encadrement, tension entre les professionnels du soin et ceux de l’accompagnement.

De grands espoirs finalement déçus

Les premières mesures du Ségur de juillet 2020, sur la revalorisation de 183€ net mensuel pour tous les salariés du secteur sanitaire et des EHPAD, ont suscité de grands espoirs pour les autres salariés du secteur de la santé. Hélas la suite de ces revalorisations reste aléatoire :

  • Le volet 1 du Ségur, sur le financement à compter du 1er janvier 2022 des professionnels soignants des établissements du handicap et des SSIAD dans le PNL financé par l’assurance maladie, laisse de côté tous les autres professionnels de ces structures. De plus, les professionnels concernés ne seraient revalorisés que plusieurs mois après ceux du secteur public.
  • Le volet 2 du Ségur, sur le financement par l’Etat des métiers de l’accompagnement du médico-social, exclut les professions non mentionnées dans ce volet. De plus il soumet le financement de cette mesure au rapprochement des conventions collectives de la branche. C’est inacceptable et cela repousse ces revalorisations à des échéances inconnues.
  • Le volet 3 du Ségur crée des incertitudes encore plus grandes. Les revalorisations des salariés, non concernés par les volets précédents et qui travaillent dans la protection de l’enfance, dans la lutte contre l’exclusion, dans la protection juridique des majeurs,  et dans la formation, sont soumises à la tenue d’une conférence sociale devant définir la nécessaire attractivité des métiers et  la pérennité du secteur. Encore des exclusions, encore des échéances incertaines.

Cerise sur le gâteau, la revalorisation des grilles des soignants du secteur PNL qui doit renforcer l’attractivité de ces métiers se fera à un niveau inférieur de 30% à celle du secteur public.

Nos positions clairement réaffirmées

Par ailleurs, nous avons exprimé notre étonnement sur la façon de faire du gouvernement qui semble avoir décidé que toutes les négociations en cours sur la déclinaison des mesures salariales du Ségur ne doivent se faire que dans la mise en œuvre pure et simple de l’accord de méthode Laforcade. Cette mise sous tutelle des négociations entre les employeurs et les organisations syndicales fragilise le dialogue social qui se trouve vidé de son contenu. 

C’est dans ce contexte que nous avons clairement réaffirmé nos positions :

  • Attribution immédiate de la prime Ségur 183€ net mensuel pour tous les salariés oubliés de la revalorisation dans le secteur social, médico-social, de la protection de l’enfance, de la petite enfance, de l’insertion et de l’aide à domicile.
  • Abondement de moyens financiers pour garantir l’application de cette mesure.

Nous n’excluons pas la possibilité d’inviter l’ensemble des organisations syndicales à préparer les conditions d’une mobilisation large si ces revendications n’étaient pas entendues.

Contact Presse :
Xavier DEHARO – Président de la CFE-CGC Santé-Social
01 48 78 49 49

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