SEGUR 2 : La CFE-CGC s’oppose à l’accord proposé par la FEHAP

Pour information, dans la fonction publique hospitalière :

La seconde étape de revalorisation (mesure Ségur 2), ciblant uniquement les personnels non médicaux soignants a été franchie pour plus de 500000 soignants des établissements sanitaires publics avec une application au 01/10/21 et a été étendue dès le mois de novembre aux 20 000 soignants salariés des établissements pour personnes handicapées financés par les départements.

Cette mesure passe par une révision et une revalorisation des grilles indiciaires de la FPH pour un coût de 740 millions d’euros en année pleine et se traduit par des augmentations de salaires significatives, qui vont évoluer avec l’ancienneté… Pour exemple, dans ce secteur :

  •  Un aide-soignant   percevra 228 euros net par mois de plus en début de carrière et +651 euros avant leur départ en retraite.
  • Les infirmiers en soins généraux, quant à eux, verront leur salaire augmenter de 290 euros net en début de carrière et de +536 euros net avant leur départ en retraite.
  • Les masseurs-kinésithérapeutes et les cadres de santé toucheront respectivement +576 euros et + 394 euros supplémentaires en fin de carrière…

Dans le périmètre de la CCN51

La transposition de ces mesures aux établissements sanitaires et médico-sociaux a été actée par Olivier VERAN dès le 30/07/21 « dans un souci de juste reconnaissance des compétences de tous les professionnels soignants et afin de renforcer l’attractivité de ces carrières au sein de tous les établissements du système de santé ».Le déblocage du financement de cette mesure pour notre secteur est, encore une fois, soumis à la signature d’un accord paritaire.

Cependant, l’enveloppe budgétaire allouée (83ME) s’avère très insuffisante pour une revalorisation à la hauteur des salariés du secteur public. Face à cette injustice, la FEHAP s’est pliée de nouveau à la volonté du gouvernement et a proposé à la table des dernières négociations paritaires, un accord non négociable (!) visant à ne pas dépasser le montant du budget alloué. 

Si l’accord proposé s’applique, une prime pour un temps complet (avec calcul au prorata temporis pour les temps partiels) serait attribuée, à compter du 01/01/22, comme suit :

  • Jusqu’à 3 ans d’ancienneté :  52 euros bruts mensuels,
  • De 4 ans à 14 ans d’ancienneté : 58 euros bruts mensuels,
  • De 15 ans à 20 ans d’ancienneté : 62 euros bruts mensuels,
  • À partir de 21 ans d’ancienneté :  70 euros bruts mensuels,

 Et ceci pour les métiers suivants :

  • Infirmiers DE, infirmiers en pratique avancée, infirmiers spécialisés diplômés, formateurs IFSI,
  • Encadrant de l’enseignement de santé, encadrant d’unité de soins, cadres infirmiers, cadres coordonnateurs des soins,
  • Masseurs-kinésithérapeutes, encadrants d’unité de rééducation, cadres de rééducation,
  • Manipulateurs radio,
  • Orthophonistes, orthoptistes, ergothérapeutes, psychomotriciens, pédicures-podologues
  • Préparateurs en pharmacie, techniciens de laboratoire

Quant aux autres catégories professionnelles concernées : aides-soignants, auxiliaires de puériculture, directeurs des soins, techniciens supérieurs en prothésie-orthésie, dosimétristes et autres personnels de radiologie, diététiciens…  La prime, pour un salarié à temps complet, serait de… 19 euros bruts mensuels !

La CFE-CGC ne sera pas signataire, de cet accord déplorable et misérable et ceci, malgré la pression d’un chantage social lié à l’obtention du financement. Il est temps que de véritables négociations salariales soient engagées au sein du secteur privé associatif afin de fidéliser ses salariés et d’augmenter son attractivité !

Les négociateurs CFE-CGC : Sergine HECKEL,    Hervé VIENNET,  Isabelle  CARESMEL.

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